Les liaisons dangereuses entre Tardy et Le Progrès

Après avoir offert à Gérard Tardy de très (trop) nombreux droits de réponse durant plusieurs mois entre 2022 et 2023 voilà maintenant que le journal local, pourtant longtemps dans le viseur du premier magistrat de la commune, semble à 18 mois des élections municipales de 2026 rouler pour le futur candidat de l’Alliance pour Lorette. Analyse et explications.
Quand Tardy attaquait Le Progres ( décembre 22 )

Tout commence il y a plusieurs mois avec le départ surprise de la correspondante locale du journal présente depuis plus de vingt ans sur la commune et qui avait toujours écrit des articles factuels sans commentaires politiques.

Comme pour Marie Bouzouik, employée puis bénévole pour la commune, elle est débarquée du jour au lendemain.

Comme pour Marie Bouzouik les associations locales se demandent ce qui a bien pu se passer.

Comme pour Marie Bouzouik, le silence des responsables de cette mise à l’écart est assourdissant.

En réalité il semblerait qu’il s’agisse des basses œuvres de Gérard Tardy qu’il exécute en coulisses.

Après des mois d’errements et sans avoir trouvé de remplaçant malgré des centaines d’annonces passées, Le Progres dépêche sur Lorette une « correspondante » qui œuvre habituellement sur une autre commune sans que cela ne semble être vraiment officiel. Pourtant c’est bien elle qui couvre l’actualité Lorettoise, ou devrions nous dire l’actualité de la majorité municipale, à un rythme tout à coup particulièrement soutenu.

Au programme : médiathèque de Gérard Tardy, repas des anciens de Gérard Tardy, etc…

Le contenu des articles est toujours dithyrambique pour le « futur maire sortant »

Dans l’un des articles (ici) on interroge une fonctionnaire, qui dans le dernier paragraphe, indique « Chantal Fayelle notre conseillère municipale déléguée en charge de la structure est très à l’écoute et toujours disponible. Un vrai travail d’équipe en faveur de la jeunesse lorettoise. »

Une conclusion qui nous interpelle à double titre comme nous l’avons souligné dans un e-mail envoyé au directeur départemental de la rédaction du Progrès le 2 décembre dernier.

•quid du droit de réserve que se doit de respecter une fonctionnaire territorial mais qui semble faire de la politique dans vos colonnes.

•sans parler de neutralité, quid de l’objectivité journalistique lorsque de tels propos sont rapportés sans être à aucun moment commentés et alors même que l’article pourrait tout droit sortir de la propagande municipale.

Dans une réponse du 20 décembre le directeur renvoie la responsabilité sur la fonctionnaire ayant tenu ses propos. Sans commentaires.

Quelques semaines plus tard dans un autre article (ici) en date du 18 décembre relatif au repas du CCAS on va encore plus loin, jusqu’à colporter de fausses informations !

La correspondante, qui photographie le maire serrant des mains, semble reprendre une prise de parole de ce dernier et trouve utile de preciser que « tous les élus du conseil municipal ont été conviés à ce repas ».

C’est absolument faux. A la manière de Trump le premier magistrat de la commune propage des « fakenews » par l’intermédiaire du journal local.

À aucun moment les élus de l’opposition n’ont été conviés.

À aucun moment n’ont plus la « correspondante » n’a sollicité les élus d’opposition pour vérifier cette information ce qui est la base lorsque l’on exerce ce métier.

Aujourd’hui nous regrettons sincèrement que le journal local colporte de telles infox qui contribuent à la désinformation. Nous l’avons d’ailleurs à nouveau fait savoir à son directeur départemental ce mercredi 18 décembre.

Une nouvelle fois ce dernier n’assume pas et indique « que cette information est à première vue anodine » et que « l’on ne demande pas à une correspondante de vérifier ce genre d’information » (sic)

Encore plus étonnant on apprend dans cet article que lors de ce repas organisé par le CCAS, le maire, aussi président de l’association « Alliance pour Lorette » a invité sur les deniers de l’association – qui semblerait être financé par les indemnités des élus de la majorité- des Lorettois qui ne répondaient pas aux critères d’éligibilité. Hallucinant !

Plus que jamais la campagne semble déjà lancée pour le maire sortant et son équipe majoritaire qui profite de leur position dominante pour accentuer encore un peu plus la propagande municipale.

Ce qui est nouveau et ce que l’on peut regretter c’est qu’il puisse trouver une oreille attentive de la presse locale qu’il n’a pourtant cessé de dénigrer depuis le début de son 6e mandat.

Ubuesque !

5 commentaires sur « Les liaisons dangereuses entre Tardy et Le Progrès »

Commentaires fermés