Prime COVID-19 pour les commerçants : Pourquoi j’ai voté contre !

Parfois j’ai l’impression de ne pas vivre dans le même monde que Monsieur le Maire.

Nouvel exemple avec cette délibération sur la prime COVID-19 et l’exonération de loyer proposée lors du conseil municipal du 20 Juillet dernier.

Aurais-je perdu conscience pendant un mois sans m’en rendre compte ? Pour moi, le confinement a duré précisément 8 semaines (du 17 Mars au 11 mai). Dès lors pourquoi une aide aux commerçants qui prend seulement en charge un mois de leur loyer alors qu’ils ont été fermés durant deux mois ?

Est ce qu’exonérer un loyer de 258e ou une redevance de 138e aurait fait exploser le budget de la commune ? Certainement pas.

Est ce que cela aurait permis d’aider du mieux possible nos commerçants ? Bien sûr que oui !

Par ailleurs que dire du choix fait concernant l’aide accordée à Vince Barbor d’un montant de 250e ? Tout d’abord catégorisé Barbier dans la délibération du maire, il est en réalité coiffeur-barbier. Cela démontre la méconnaissance de la part de la majorité du tissu économique local. Par ailleurs et malgré une lecture attentive de cette même délibération je ne suis pas parvenu à comprendre comment avait été fixé son aide à 250e alors que les autres coiffeurs de la commune vont percevoir une aide de 650e.

Monsieur le Maire a indiqué lors du conseil municipal que c’est parce qu’il est seul au sein de son salon. Cette réponse ne tient pas puisqu’il n’est pas capable d’expliquer le mode de calcul. En effet si un commerçant seul touche 250e, comme c’est le cas de Vince Barbor, un commerçant ayant, par exemple, un salarié aurait du toucher 500e et non 650e ! L’argument ne tient pas face à la réalité des faits et contrairement à ce qu’indique le Maire à longueur de conseil les remarques de l’opposition sont toujours très réfléchies !

Enfin comment ne pas vouloir aider comme il se doit un jeune homme de 25 ans qui a fait le choix -ou plutôt devrais je dire qui a pris le risque- d’entreprendre en Décembre dernier et qui a subi depuis 2 mois de fermeture administrative ! Si nous devons le soutenir en temps normal, nous nous devions de le soutenir à la même hauteur que les autres en cette période de crise !

Aussi et Monsieur le Maire ayant refusé de mettre au vote l’amendement proposé ( 2 mois de loyer et 650e d’aide pour tous les coiffeurs ) j’ai donc voté contre cette délibération qui est une nouvelle fois la décision d’un seul homme qui affirme par ailleurs que ce « commerçant n’a rien demandé » assertion qui a été reprise par la presse et qui n’est pas le reflet de la réalité puisque évidemment Vince Barbor a besoin d’aide comme tous les commerçants qui ont dû fermer du jour au lendemain…

« Je pensais que plusieurs de mes anciens co-listiers pourraient soutenir mon amendement notamment parce qu’ils sont chefs d’entreprise ou travailleurs indépendants. Je me suis malheureusement trompé puisqu’aucun d’entre eux n’a pris la parole. Ils n’ont pas eu l’occasion de voter puisque le maire, de manière unilatérale, n’a finalement pas voulu qu’un vote puisse avoir lieu sur cet amendement. Un nouveau pied de nez à la démocratie locale…

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Expression Kiosque Juillet 2020

Ci-dessous le texte prévu pour le Kiosque du mois de Juillet et qui n’a pas pu paraître mon droit d’expression ayant été limité à 113 caractères :

Libre de…s’exprimer !

La commune est normalement le lieu où s’exerce le mieux les valeurs républicaines ou démocratiques. Malheureusement dans notre ville, une certaine opacité entoure aujourd’hui la vie municipale. Les mesures unilatérales prises par le maire sur un grand nombre de dossiers, grâce aux 25 délégations obtenues dès le conseil municipal d’installation, posent question. Des décisions, comme le retrait d’une délégation donnée trois jours auparavant, peuvent être considérées comme le fait du prince.

Pourtant les conseillers municipaux disposent d’un outil extraordinaire : la parole. Le conseil municipal doit normalement être le lieu où les représentants doivent s’exprimer au nom de l’intérêt général. Mais à Lorette, leur liberté semble être sous surveillance. Ainsi le lendemain du conseil municipal d’installation, alors que l’élection du maire venait d’avoir lieu et que deux votes blancs s’étaient fait entendre, M.Tardy cherchait déjà « judas ». C’est malheureusement cette vision de la démocratie qui m’a coûté ma place.

Mais une telle conduite n’est pas l’idée que je me fais de la démocratie locale que j’envisage bien plus collaborative, plus constructive et puisant dans les nombreuses compétences de l’ensemble des colistiers qui pourraient exprimer leurs idées en toute liberté à chaque instant de la vie municipale sans peur de représailles.

Le Kiosque du 2e trimestre 2020 publié ces derniers jours est tristement révélateur de l’état de notre démocratie locale :

-alors que j’étais présent lors de la réalisation de la photo officielle le 29 Mai dernier, j’ai disparu de la photo parue en une de cette édition du Kiosque, incroyable mais vrai !

-mon droit d’expression est, de façon unilatérale, limité à 113 signes, sans aucune explication ( lettre ci-joint ).

-la correspondante locale du journal fait l’objet d’attaques en règle, encore jamais vu dans un bulletin municipal, et à tel point que la liberté de la presse semble être, plus que jamais, remise en cause dans notre commune.

Alors oui, je ne lâcherai rien et j’irai au bout de mon mandat afin que la liberté d’expression l’emporte. Car celle-ci est indispensable à l’exercice d’un mandat d’élu. Parce qu’il représente les électeurs et parce qu’il signale leurs préoccupations et défend leurs intérêts mais aussi et avant tout parce qu’il s’agit là d’un droit humain fondamental énoncé à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Un célèbre auteur de bande dessinée a dit un jour : « La liberté d’expression se mesure à ceci : tant que les journalistes peuvent dire que tout va mal, c’est le signe que tout va bien ». À Lorette, ils n’ont même pas commencé à dire que tout va mal qu’ils sont déjà pris pour cible…sans doute déjà le signe que « tout ne va pas bien » contrairement à ce que voudrait nous faire penser le Kiosque dans chacune de ses éditions.

Vive la démocratie locale ! Vive la liberté de la presse ! Vive la liberté d’expression !

Retrouvez mes dernières interventions au conseil municipal

Conseil Municipal du 20 Juillet

Ordre du jour :

Propos introductif et de contexte :

Une fois de plus le conseil municipal du 20 Juillet 2020 n’a été qu’une parodie de démocratie. Les invectives et les attaques personnelles incessantes dont a été victime l’opposition « Libres d’agir pour Lorette » mais aussi « Lorette Citoyenne » démontrent bien qu’à Lorette comme l’écrivait Le Progrès dans un article publié la veille « avec Gérard Tardy il ne doit pas y avoir d’avis discordants ».

Je vous publie ci-dessous l’ensemble de mes interventions. Je publierai le procès-verbal lorsqu’il aura été envoyé à l’opposition municipale. Malgré tout sachez qu’aucunes réponses concrètes n’ont été apportées aux questions posées lors de cette séance du conseil municipal.

Conseil Municipal du 8 Juin

Ordre du jour :

Mes interventions lors du conseil municipal du 8 Juin :

Comme le règlement intérieur le permet, j’ai demandé lors du CM du 20.07.2020 que des précisions puissent être apportées au Procès-Verbal du Conseil Municipal du 8 Juin dernier, les propos tenus par le maire ayant été très largement aseptisés :

Pourquoi ce blog ?

Cela tient en une phrase : pour pouvoir exprimer et développer mes idées que le maire voudrait réduire à 113 signes dans le bulletin municipal de la Commune.

Il y a un an et souhaitant m’investir dans la vie de la commune je rencontrais Gerard Tardy. A la recherche de colistiers il me proposait de le rejoindre et m’apportait comme garantie de m’attribuer la délégation à la communication et aux relations extérieures une fois élu. Souhaitant mettre mes compétences au profit des Lorettois j’acceptais et c’est donc dès Septembre 2019 que je m’investissais à titre bénévole pour mener la campagne à ses côtés. Le 15 Mars 2020, la liste « Alliance pour Lorette » était élue et c’est comme « prévu » que le Maire prenait un arrêté dès le 1er conseil municipal pour me nommer conseiller municipal délégué à la communication et aux relations extérieures. Mais trois jours plus tard sans qu’un échange puisse avoir lieu il décidait de me la retirer. A l’heure actuelle et malgré différentes demandes il n’a jamais voulu donné la raison. Mais nul doute qu’il cherchait à sanctionner l’un des élus ayant voté blanc lors du conseil d’installation. Sauf qu’en me visant, Monsieur le maire a raté sa cible car je suis quelqu’un de loyal. D’ailleurs nous en avons eu la confirmation lors du conseil municipal suivant au sujet des commissions municipales, puisqu’alors que j’avais voté pour moi, un élu de la majorité votait blanc à nouveau. Ainsi c’est dans ces conditions, et ne pouvant accepter un tel revirement de situation et cette perte soudaine de confiance alors que mon investissement bénévole a été sans faille auprès de lui tout au long de la campagne, que j’ai décidé de reprendre ma liberté, la confiance étant définitivement rompue…

113 signes ? Oui 113 signes. Soit moins qu’un tweet -déjà un gazouillis – mais malgré tout plus que les 71 signes qu’avait accordé le maire d’Orange (84) à l’opposition en 2016 et qui a été condamné par le tribunal administratif de Nîmes. Vous pouvez consulter différents articles sur le sujet ci-dessous :

Article de 20 minutes

Article d’Europe 1
Article de France 3
Article paru sur Banque Territoire

Un premier conseil municipal sans la presse ?

C’est sans y être invité par le maire que Le Progrès a tout de même assisté au conseil municipal de lundi 8 Juin 2020. Une première victoire pour la démocratie locale !

Dès les premières minutes du conseil municipal de lundi la consternation a été de mise pour moi, comme pour la chef de file de l’opposition ainsi que pour le public présent, mais sans doute également pour plusieurs colistiers de la majorité. En effet, avant même l’ouverture du conseil municipal, Monsieur le Maire précisait que la presse était là, alors qu’il ne l’avait pas invitée, et qu’il en serait ainsi, jusqu’à ce que le directeur départemental procède au renvoi de la correspondante de presse de la commune depuis 20 ans. En tant qu’ancien journaliste il m’est impossible de cautionner une telle remise en cause de la liberté d’informer de la part d’un élu de la république. En effet il s’agit d’une liberté essentielle qui est inscrite dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle s’appuie sur la liberté d’expression, qui donne à chaque personne le droit d’exprimer ses opinions, dans le respect des autres, même quand ça déplaît. La liberté de la presse garantit aux journalistes la possibilité d’enquêter librement et d’informer les citoyens sur les sujets de leur choix. Grâce à elle, les médias sont libres de diffuser des avis différents, de commenter, de débattre et de critiquer.

C’est ainsi que j’ai souhaité assurer le directeur départemental de mon plein et entier soutien. Je sais Le Progres suffisamment solide pour faire face à de telles attaques contre la liberté d’informer et pour ne pas céder aux pressions. Cette attitude nous rappelle combien la liberté de la presse, y compris pour la presse quotidienne régionale, est indispensable au bon fonctionnement de la démocratie locale, à la prise de décisions éclairées et tout simplement à la bonne vie de la cité ! Vive la liberté de la presse !

Mise à jour suite à la publication du Kiosque N°111 : « Les attaques dont fait l’objet la presse et plus particulièrement la correspondante du Progrès dans ce numéro du Kiosque sont une nouvelle fois inacceptables, et tout comme j’avais condamné les propos tenus lors du conseil municipal, je condamne à nouveau de tels écrits de la part d’un élu de la république. J’apporte mon plein et entier soutien à une vraie professionnelle qui a toujours rendu-compte factuellement de l’actualité de la commune depuis de si nombreuses années ».